Mardi Himal
De Chitwan, nous nous enfonçons dans la montagne en remontant les gorges de la rivière Trisuli,
qui reçoit ici un gros affluent.
Dans un village, nous passons devant une échoppe insolite.
Cette échoppe ne vend pas de légumes empoisonnés. La mise en garde, qui date de l'épidémie de Covid-19, déconseille seulement de toucher des légumes qu'on ne va pas acheter.
Pas de tête de mort dans cette gargotte là, mais d'excellentes noix de coco.
Après une petite demi-journée de route depuis Chitwan, nous entrons dans Pokhara.
Et nous voici au bord du lac. Lors de notre passage précédent, de retour du Mustang (https://blogmustangfmck.blogspot.com/), les montagnes étaient cachées dans la brume de chaleur du printemps et nous nous étions promis de revenir en hiver pour les admirer. Voilà qui est fait!
La vue est encore meilleure du stupa de la paix, perché 300 m au dessus de la ville.
Le sentier qui monte au stupa traverse une belle forêt, dont un habitant haut perché se laisse apercevoir.
A la nuit tombante, ce sont les barques colorées qui font le spectacle.
Le lendemain, après une petite heure de route jusqu'au village de Kande (1750m), nous sommes à pied d'oeuvre pour commencer notre trek d'une semaine dans le massif du Mardi Himal (versant sud du Machapuchare).
L'équipe franco-népalaise au complet: de gauche à droite, Lhakpa, Dolma, Mathilde, Philippe, Karma, Christophe, Françoise, Pasang, Lucie, Ngawang et Chiring
Le chemin commence par un escalier. Ce ne sera pas le dernier!
Après une heure de montée, nous atteignons un petit plateau dégagé ("Australian Camp") et les sommets apparaissent: Machapuchare (6995m),
et, de gauche à droite, Annapurna IV (7525m), Annapurna II (7937m) et Lamjung (6983m).
Le sentier entre ensuite dans une belle forêt tropicale de moyenne altitude.
Nous suivons une crête, et la forêt laisse passer de belles échappées.
En prenant de l'altitude, les arbres à papier et rhododendrons arbustifs remplacent les bambous, fougères et lianes.
Peu avant d'arriver à notre étape du soir, pause balançoire inattendue.
L'équipement est solide, et tout le groupe s'y met.
Coucher de soleil d'un côté de la crête.
et lever de l'autre.
Le lendemain, nous faisons une rencontre inattendue dans la forêt.
Dans l'après-midi, les nuages s'invitent pour quelques heures.
Mais les sommets se dégagent à temps pour le coucher de soleil,
Le lendemain matin, mer de nuages sur la plaine,
mais les sommets sont bien dégagés.
Nous sommes maintenant à près de 4000 m et sommes sortis de la forêt.
Et nous arrivons au belvédère où nous allons faire demi-tour après une séance photo:
Le sentier continue en direction du camp de base du Mardi Himal (5587m), le contrefort du
Machapuchare qu'on voit à sa droite sur la photo ci-dessus, mais ce "trekking peak" n'est pas à notre programme (ni, en ce qui concerne Françoise et moi, à notre portée...). Et donc, demi-tour!
Nous nous apercevons avec plaisir que le parcours effectué la veille dans le brouillard offre de très belles vues, comme ici vers l'Annapurna Sud.
Encore un beau coucher de soleil sur le Machapuchare.
Le lendemain matin, nous retrouvons les yaks au même endroit qu'à la montée,
avant de quitter la crête suivie à l'aller et de basculer dans la vallée.
Nous descendons très rapidement dans la jungle,
avant de découvrir en contrebas le village de Landruk où nous allons passer la nuit.
Nous déjeunons dans un restaurant bien situé en surplomb du village.
Nous avons descendu 2000m en 24 heures et cela se voit à la végétation.
Nous allons rendre visite, au fond du jardin, au couple de chiens de la maison et à leurs petits. Le mâle (au centre, museau blanc) est, nous dit-on, le produit du croisement d'une chienne avec un loup de la forêt.
Une heure de descente supplémentaire et nous entrons dans le village de Landruk.
Notre hébergement se situe à un important carrefour de sentiers marqué par un beau Bouddha doré.
Nous avions admiré la belle fougère arborescente au restaurant du midi. Pas de problème, il y en a aussi une ici!
Le lendemain, nous descendons dans une très belle végétation vers la rivière Modi Khola, qui draine le versant sud de l'Annapurna.
Et nous arrivons au point le plus bas de notre trek,
juste avant de traverser la Modi Khola sur un nouveau pont suspendu.
Vue de l'ancien pont.
Après une remontée dans une belle forêt de bambous,
nous retraversons la Modi Khola sur un pont plus long et plus haut.
Le pont vu du dessous:
Ce citronnier est ici chez lui: l'espèce est originaire de l'Himalaya.
Affiche à l'entrée du pont: avis aux amateurs (très) costauds. Pour notre part, nous nous contenterons de marcher...
Mon instrument de travail est sans doute dépassé à l'heure du positionnement par satellite, mais sa consultation fait toujours partie du plaisir du voyage...
En amont du pont, dans les gorges de la Modi Khola, des sources chaudes ont été aménagées et nous offrent quelques heures de récupération bienvenues.
Le lendemain, nous retraversons le grand pont suspendu pour remonter sur le versant opposé.
En prenant de la hauteur, nous sortons de la forêt et traversons des cultures en terrasse,
qui annoncent le village de Ghandruk.
Comme Landruk, Ghandruk est un village Gurung. Les Gurung constituent le principal groupe ethnique de la région de l'Annapurna et leurs maisons traditionnelles, à deux étages et toit de lauze, sont très caractéristiques.
Un petit musée de la culture gurung a été installé dans une belle maison.
Tissage traditionnel.
Dégustation de tongba, une bière de millet coupée à l'eau chaude qui se boit dans de grands récipients cylindriques.
On peut louer des vêtements locaux et se faire prendre en photo avec (nous ne l'avons pas fait)...
Le village bénéficie par ailleurs d'une situation magnifique juste en face de la chaîne de l'Annapurna.











































































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